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Extraits de l'interview donnée par le Général Michel Aoun à la NBN
November 22, 2006
Des que j’ai appris la nouvelle, j’ai appelé le Patriarche Mar Nasrallah Boutros Sfeir pour le mettre au courant des actes de violence à l’encontre des bureaux du Courant Patriotique Libre et afin de solliciter son aide et d’empêcher tout acte tendant à mettre en péril la paix civile.

J’ai essayé à plusieurs reprises d’appeler le Président Amine Gemayel hier et aujourd’hui, mais en vain.

Malgré les différends politiques, j’ai toujours considéré Cheikh Pierre Gemayel comme mon fils.

Son assassinat m’a rappelé celui de Gebran Tuéni. Notre parti a toujours été la cible d’attaques pour des raisons politiques.

J’appelle tous les Libanais à assister aux obsèques du martyr Cheikh Pierre Gemayel. A titre personnel je ne pourrai pas assister pour ne pas donner la chance à ceux qui veulent provoquer des tensions internes d’atteindre leurs objectifs.

Au moment opportun, je présenterai mes condoléances à Cheikh Amine et sa famille.

Je réclame la formation d’une commission d’enquête afin que la vérité soit connue par tous.

Il ne faut pas que cet assassinat soit instrumentalisé pour des raisons de basse politique.

Le Cheikh Pierre a été la cible de cet acte odieux car il est le symbole d’une certaine jeunesse et il est également le symbole d’un grand parti Libanais, les Kataeb.

Aujourd’hui tout le Liban est la victime de cet acte odieux.
Chaque assassinat politique a pour but de créer une discorde et déclencher un processus de violence interne.

Je rassure tous les Chrétiens libanais qu’il y a toujours une référence morale qui saura rassembler sous sa houlette tout le monde, et il s’agit bien évidemment de Bkérké.

Si des partis politiques prônent le fédéralisme, c’est leur choix. Mais il faut que ceci soit le résultat d’un accord commun national.

Quand j’ai déjeuné avec le Dr. Samir Geagea, nous avons évoqué les informations qui circulent et faisant état de probables agissements violents entre le CPL et les Forces Libanaises. J’ai informé clairement Dr. Geagea que nous avons nullement l’intention de renter dans des conflits avec quiconque.

C’est notre résponsabilité, Cheikh Amine Gemayel, le Dr. Geagea et moi-même de sauvegarder l’entente et la paix dans notre région.

Je ne vais pas répondre aux attaques politiques conflictuelles. Aujourd’hui, c’est le temps des prières et du recul.

Beaucoup d’indices peuvent être identifiés dans cet assassinat qui s’est déroulé en plein jour.

Nous avons été les premiers à réclamer la mise en place d’un tribunal international pour l’assassinat du Premier Ministre Rafic Hariri.

Notre priorité est de calmer les esprits et de sauvegarder la paix.

Il faut séparer les revendications pour un gouvernement d’union nationale de l’acte de l’assassinat et du tribunal international. Au contraire, le gouvernement d’union nationale est une condition indispensable pour un vrai partenariat entre les différentes forces politiques.

Nous devons traiter les conséquences de cet assassinat dans un esprit de sagesse.

Je suis prêt à tout œuvrer pour que la vérité soit connue et aussi à tout faire pour sortir de l’impasse actuelle.

Ma main est tendue à tout le monde pour trouver des solutions.

Je suis prêt à dialoguer avec tout le monde afin de comprendre les craintes de toutes les parties concernées.

La logique du nombre ne peut pas primer au Liban. Notre pays est condamné à vivre la démocratie consensuelle.


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