| Des que j’ai appris la
nouvelle, j’ai appelé le Patriarche Mar Nasrallah Boutros Sfeir
pour le mettre au courant des actes de violence à l’encontre des
bureaux du Courant Patriotique Libre et afin de solliciter son aide et
d’empêcher tout acte tendant à mettre en péril la
paix civile.
|
|
J’ai essayé à plusieurs reprises d’appeler le
Président Amine Gemayel hier et aujourd’hui, mais en vain.
Malgré les différends politiques, j’ai toujours
considéré Cheikh Pierre Gemayel comme mon fils.
Son assassinat m’a rappelé celui de Gebran Tuéni. Notre
parti a toujours été la cible d’attaques pour des raisons
politiques.
J’appelle tous les Libanais à assister aux obsèques du
martyr Cheikh Pierre Gemayel. A titre personnel je ne pourrai pas
assister pour ne pas donner la chance à ceux qui veulent
provoquer des tensions internes d’atteindre leurs objectifs.
Au moment opportun, je présenterai mes condoléances
à Cheikh Amine et sa famille.
Je réclame la formation d’une commission d’enquête afin
que la vérité soit connue par tous.
Il ne faut pas que cet assassinat soit instrumentalisé pour des
raisons de basse politique.
Le Cheikh Pierre a été la cible de cet acte odieux car il
est le symbole d’une certaine jeunesse et il est également le
symbole d’un grand parti Libanais, les Kataeb.
Aujourd’hui tout le Liban est la victime de cet acte odieux.
|
Chaque assassinat
politique a pour but de créer une discorde et déclencher
un processus de violence interne.
Je rassure tous les Chrétiens libanais qu’il y a toujours une
référence morale qui saura rassembler sous sa houlette
tout le monde, et il s’agit bien évidemment de
Bkérké.
Si des partis politiques prônent le fédéralisme,
c’est leur choix. Mais il faut que ceci soit le résultat d’un
accord commun national.
Quand j’ai déjeuné avec le Dr. Samir Geagea, nous avons
évoqué les informations qui circulent et faisant
état de probables agissements violents entre le CPL et les
Forces Libanaises. J’ai informé clairement Dr. Geagea que nous
avons nullement l’intention de renter dans des conflits avec quiconque.
C’est notre résponsabilité, Cheikh Amine Gemayel, le Dr.
Geagea et moi-même de sauvegarder l’entente et la paix dans notre
région.
Je ne vais pas répondre aux attaques politiques conflictuelles.
Aujourd’hui, c’est le temps des prières et du recul.
Beaucoup d’indices peuvent être identifiés dans cet
assassinat qui s’est déroulé en plein jour.
Nous avons été les premiers à réclamer la
mise en place d’un tribunal international pour l’assassinat du Premier
Ministre Rafic Hariri.
Notre priorité est de calmer les esprits et de sauvegarder la
paix.
Il faut séparer les revendications pour un gouvernement d’union
nationale de l’acte de l’assassinat et du tribunal international. Au
contraire, le gouvernement d’union nationale est une condition
indispensable pour un vrai partenariat entre les différentes
forces politiques.
Nous devons traiter les conséquences de cet assassinat dans un
esprit de sagesse.
Je suis prêt à tout œuvrer pour que la
vérité soit connue et aussi à tout faire pour
sortir de l’impasse actuelle.
Ma main est tendue à tout le monde pour trouver des solutions.
Je suis prêt à dialoguer avec tout le monde afin de
comprendre les craintes de toutes les parties concernées.
La logique du nombre ne peut pas primer au Liban. Notre pays est
condamné à vivre la démocratie consensuelle.
|